sagesses et proverbes africains

île de GoréeemoticoneVoici quelques proverbes africains qui ne maquent pas de sagesse et d’intelligenceemoticone

Si tu peux marcher, tu peux danser. Si tu peux parler, tu peux chanter… 

  Ce n’est pas parce que c’est dur que l’on ose pas, mais c’est parce que l’on ose pas que c’est dur 

Si tu te tappes la tête contre une cruche et que sa sonne creux,
n’en déduis pas forcément que c’est la cruche qui est vide… 


Même le poisson qui vit dans l’eau a toujours soif 


Soulève ta charge jusqu’au genou , on t’aidera à la mettre sur la tête ! 

Si tu sèmes une épine, quand elle poussera, elle te piquera 

Si tu regardes une image très laide, vérifies que ce ne soit pas ton reflet… 

Ne repousse pas du pied la pirogue qui t’a déposé sur la berge. 

Celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement 

Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux 



Originalité et tradition chez les Bamana

Les Bamana, comme la plupart des Africains, honorent leurs ancêtres et se placent sous la protection bienveillante de leurs esprits. Leurs vies s’organisent autour de sociétés d’initiation qui leur enseignent tous les aspects de la vie bamana. Celles-ci comprennent les sociétés n’domo, komo, nyama, kono, chiwara et koré. La société n’domo s’occupe de la circoncision et prépare les garçons à leur futur rôle d’adultes. Ils y apprennent les origines de l’humanité. Komo s’occupe de la loi et enseigne la cosmologie des Bamana. C’est la société des forgerons. Nyama agit contre la sorcellerie et les esprits malveillants.

 Kono enseigne la dualité de l’humanité en tant que corps et esprit. Chiwara célèbre l’être mythique qui enseigna l’agriculture aux Bamana. Koré fournit une instruction morale et enseigne l’importance de l’humanité dans l’ordre du monde. Son enseignement porte sur la mort et la résurrection de l’individu. Koré est divisé en huit niveaux distincts qui correspondent aux éléments célestes et terrestres. Chirstopher Roy Le Boli en forme d’animal fonctionne comme un autel de la société Komo, qui est l’association la plus répandue dans l’aire Bambara. Les Boli ne sont pas sculptés, mais construits à partir d’une structure et modelés avec des matériaux comme de la terre, du sang sacrificiel, des écorces, du miel, des noix de cola mâchées, du millet et de la bière. Les formes du Boli rappellent celles des sanctuaires et des constructions. Leurs formes mal définies impliquent un secret que seuls les initiés peuvent pénétrer. Jamais un non-initié ne peut les voir.

Les Boli sont conservés dans un sanctuaire ou dans la maison d’un prêtre. Leur puissance est réactivée par le sang d’animaux sacrifiés. Ces objets, chargés d’une profonde signification ésotérique, inspirent crainte et respect aux initiés. Au regard des Bambara, les Boli, les statues et les statuettes viennent aux tout premiers rangs des objets les plus sacrés de leur religion, avant les masques eux-mêmes. Les boli ont suscité et suscitent encore le mépris, y compris celui de certains anthropologues qui demeurent obsédés, semble t’il, par « les manitous des sauvages, les fétiches des nègres ». En tout cas, s’ils alimentent de plus en plus la reflexion des africanistes, ils ne cessent de provoquer chez les profanes de tout bord peurs irrationnelles et fantasmes délirants.

La croyance aux boli et en leurs pouvoirs constitue l’un des fondements de la religion mandingue en général et de la religion bambara en particulier. En effet, dans maintes localités habitées par des Malinké ou des Bambara, chaque société d’initiation, chaque confrérie excepté celle des subagaw ou subaaw, sorciers et sorcières, mangeurs d’âmes, et, peut-être, celle des géomanciens, chaque famille étendue, chaque homme influent, etc.., possédait et possède toujours ses propres boli. Et pour cause ! Le boli est, par définition, la manifestation de la force vitale, de l’énergie d’un esprit divinisé auquel il sert de réceptacle. De fait, selon de nombreux initiés, le mot boli proviendrait de l’atlération du vocable boli : sortie, émanation, manifestation d’un esprit supérieur.

 

 

 



Nouveau tournant

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Cette fois c’est décidé, faut que j’écrive ce que je sais écrire. Les visages virtuelles m’ont fait tellement de remarques. Faut que j’écrive des mots et des maux qui viennent de mon fonds, de mon fond intérieur. Faut que je dise quelque chose de moi. Oui faut que je leur parle afin qu’il sache que c’est moi. Faut que je mette quelques photos de moi. Non c’est une mauvaise idée, ils me reconnaitront, ils feront les commentaires dans les chaumières auprès de leurs cheminées.

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Ils diront qu’ils ont reconnus Prévert, Jacques biensûr, petit-fils de Monsieur Lesevère. Beuh et puis quoi. J’ai quand même écrit quelque chose venant de moi. Je pense.

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« Une orange sur table

Ta robe  sur la tapis

Et toi dans mon lit

Doux présent du présent

Chaleur de mavie »

Paroles, Alicante.



La momification

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L’embaumement

La momification anilotusblanc19mkakhenaton37gk5rq3g3xrvujspejtwp.jpg

Introduction

 

Les Égyptiens croyaient à la survie de l’âme après la mort… il fallait donc que l’âme ait un endroit où vivre. Et si l’âme était éternelle, le corps devait durer des ‘millions d’années’…

 

 

 


p8Les débuts

 

 

Au commencement, les Égyptiens enveloppaient les défunts dans une natte ou une peau de bœuf et les enterraient dans le sable. La chaleur desséchait les corps avant la décomposition.
Les embaumeurs mirent au point une technique qui évolua au cours des siècles pour obtenir ce dessèchement artificiellement. Ce traitement durait 70 jours et à l’origine, il n’était réservé qu’au Pharaon. Plus tard, les nobles et hauts fonctionnaires se firent embaumer.

 

 

 

 p8Étape n°1

 

 

Le corps était placé sur une table d’embaumement. cette table en pierre, sculptée en forme de lion, présente des rainures qui permettaient l’écoulement de l’eau et des fluides naturels lors du lavage et du traitement du corps.
La première étape de l’embaumement qui ne commençait que 2 ou 3 jours après la mort, consiste
à sortir le cerveau de la boite crânienne et ce, par les narines. Pour cette opération, ils utilisaient un crochet de métal, généralement en bronze et mesurant jusqu’à 40 cm de long…

 

 

Ce crochet perçait la lame criblée de l’ethmoïde, déchirait les membranes et triturait le cerveau. Le hachis obtenu était évacué par le même chemin. Plusieurs scientifiques ont prouvé qu’un bâton métallique en spirale était utilisé pour cette évacuation.

Parfois, le cerveau était extrait par le trou occipital, la tête étant désarticulée puis refixée avec un pieu de métal qui s’enfonçait dans la cage thoracique.
Au début, la boite crânienne était laissée vide. ce n’est qu’à partir de
la XII dynastie environ que l’on prit l’habitude de la remplir avec des bandelettes trempées dans un mélange de résine de conifères, de cire d’abeille, d’huiles végétales et plus tard de goudron. Cet ensemble se solidifiait et formait une croûte.

 

 

 p8Étape n°2 L’éviscération

 

 

La deuxième étape consiste à éviscérer le défunt. On se servait alors d’une lame tranchante en pierre (schiste) avec laquelle on pratiquait une ouverture latérale dans l’abdomen. L’embaumeur introduisait sa main et retirait les intestins, les poumons, le foie, l’estomac qui étaient ensuite lavés dans du vin de palmes, farcis de myrrhe, d’anis et d’oignons, enveloppés dans une toile de lin très fine et placés individuellement dans les vases canopes. Le cœur, siège de la raison, de l’esprit et des sentiments, restait en place ou était remplacé par un scarabée cœur. Les vases canopes, sans le contenu desquels le corps ne serait pas complet, étaient déposés dans la tombe.
C’est après
la XXIème dynastie que l’on joignait l’image des Quatre Fils d’Horus à ses vases canopes.

Le plus ancien retrouvé date de
la IV dynastie (Ancien Empire) et contenait les viscères de Hétéphérès, mère de Kheops. C’est après
la XXI dynastie, on a rarement réintroduit les viscères dans l’abdomen. On a cependant trouvé des momies contenant encore tous leurs viscères. Il fut aussi découvert en Nubie, une momie vidée de ses organes sans qu’aucune incision n’ait été pratiquée. Ce qui laisse interrogatif sur le procédé employé.
La cavité abdominale vide était soigneusement lavée avec le même vin de palmes puis aspergée d’huiles parfumées. Le ventre était ensuite rempli d’un mélange de myrrhe pure, de la cannelle, du cinnamome, de la sciure de bois, du henné, de la poix, des grains de poivre et autres aromates, une quinzaine d’ingrédients en tout. L’incision abdominale était parfois suturée mais le plus souvent, on versait dessus de la résine ou de la cire fondue, ou encore on la recouvrait d’une plaque d’or. On bouchait les ouvertures du nez, de la bouche, des yeux et des oreilles suivant la
même méthode.

 

 

 

 p8Étape n°3 ‘La dessiccation’

 

 

Venait ensuite l’étape de la dessiccation qui devait préserver le corps. Le bain de natron (silicate de soude et d’alumine) que mentionne Hérodote, n’a été utilisé qu’à l’origine car dès le Moyen Empire, les embaumeurs se servaient de la poudre de natron, beaucoup plus efficace. Ce carbonate hydraté de soude se trouve en abondance en Égypte, à l’ouest du Fayoum, dans l’Ouadi- Natroun, la ‘prairie du sel’. Le défunt était donc recouvert de 10 fois son volume de poudre. Ayant des propriétés hygroscopiques, le natron absorbait l’humidité des tissus durant plusieurs semaines. Au cours de ce lent processus, la peau pelait et les ongles se détachaient. Une incision était faite à la base de chaque ongle, un fil végétal était roulé autour du doigt pour éviter toute perte.

Quand le défunt était un roi ou un riche personnage, des doigtiers d’or coiffaient les
extrémités des doigts pour les protéger. Après avoir été retiré du natron, le corps était lavé et oint d’huile parfumée. C’est à ce stade que l’on commençait l’enroulement des bandelettes de lin. Cette procédure délicate et raffinée durait environ
16 jours et nécessitait jusqu’à 375 mètres carrés de tissus pour une seule momie. On accompagnait cette procédure de formules sacrées, de même que l’on plaçait quantité d’amulettes entre les épaisseurs de lin.

On a pu dénombrer 87 amulettes diverses sur une momie. Les bandelettes étaient badigeonnées de ‘gomme’ comme la nomme Hérodote, gomme qui fixait le tissus. Au cours des siècles, cette gomme a développé de nouvelles substances chimiques qui la firent durcir et coller la momie dans son cercueil. C’est la raison pour laquelle la momie de Toutankhamon se brisa en plusieurs morceaux quand on voulut l’en extraire en utilisant un burin. La phase d’enroulement des bandelettes achevée, le travail de l’embaumeur était terminé et la momie rendue à la famille pour les funérailles.

Il existait une autre technique d’embaumement, beaucoup moins coûteuse. Pour les moins fortunés, on se contentait d’injecter de l’huile de cèdre par voie rectale, puis de suturer cette voie d’entrée pendant la période de dessiccation dans le natron. Plus tard, cette voie était à nouveau ouverte laissant passer les viscères corrodés par les huiles.

Les embaumeurs travaillèrent d’abord sous des tentes très aérées près des rives du
Nil, à cause du grand besoin en eau pour laver les cadavres.
On retrouva quelques plantes aquatiques sur certaines momies. Puis ils pratiquèrent leur art dans de grandes salles spéciales appelées ‘Maison de Pureté. Nous ignorons si les embaumeurs, durant leurs activités portaient des masques comme celui-ci. Ce masque d’Anubis est en terre cuite, doté de trous pour les yeux et mesure 40 cm de hauteur.

Les embaumeurs ne devaient pas être toujours très attentifs puisqu’on a pu retrouver à l’intérieur de momies : crochets de cuivre, spatules, pinces, aiguilles, cuillères et même une souris !

Il n’en reste pas moins que leurs oeuvres ont traversé le temps, presque intactes, à l’image de cet enfant. Il n’en reste pas moins ou encore, la momie de Ramsès II parvenue jusqu’à nous après un voyage de trois mille ans.

La momie du Pharaon a bien failli se décomposer dans les années 70 du XX siècle, mais fut sauvée en France, par une équipe de chercheurs dirigée par Christiane Desroches Noblecourt. Ou concernant la momie de Ramsès II

Le travail des embaumeurs était hors de cause. Ceux qui avaient momifié ce corps,
étaient alors au summum de leur art.

Enfin n’oublions pas que toutes ces étapes de l’embaumement se déroulaient en présence de prêtres qui prononçaient des formules sacrées, des incantations et nommaient les dieux… Car ce sont eux qui préservaient les hommes de la disparition définitive et sans la protection des dieux, la meilleure technique de momification était purement inutile.

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RIO DOS CAMAROES, CAMEROUNES, KAMERUN,CAMEROUN

chutedekom.jpgCameroun : l’Afrique en miniature

Les chutes d’Ekom (Littoral)

Baptisé « Afrique en miniature » par les experts locaux du tourisme, le pays a l’ambition d’accueillir 500.000 visiteurs par an.

Toute l’Afrique dans un seul Des traditions séculaires et une diversité culturelle portée par 200 ethnies, un potentiel botanique et géologique exceptionnel, une vie sauvage à l’état naturel,

des plages ensoleillées… Autant d’atouts qui fondent l’optimisme despouvoirs compétents en charge du tourisme au Cameroun pour en faire une destination privilégiée.

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Le palais des Bamoun (Ouest-Cameroun)

Vous voulez découvrir toute l’Afrique en un seul séjour ? Alors venez visiter le Cameroun ! Par sa situation médiane sur le continent africain, à la charnière de l’Afrique occidentale et orientale, le Cameroun est un carrefour où tout le continent africain semble s’être donné rendez-vous. Du sud équatorial verdoyant aux savanes et steppes chaudes et clairsemées du Nord, en passant par les hautes terres au relief valloné de l’Ouest ou les plages de sable fin du Littoral, ce pays du golfe de guinée offre une saisissante profusion de paysages, de sites, de types humains et de traditions. Ces attractions permettent le développement de plusieurs formes de tourisme, praticables toute l’année.

Les stations balnéaires de Kribi et Limbé

Avec ses 400 kilomètres de côte atlantique, le Cameroun a tout ce qu’il faut pour les amateurs de mer et de plage. Kribi et Limbé constituent les deux principaux pôles d’attraction balnéaire. La régi

on de Kribi est la véritable riviera camerounaise. De grandes plages de sable blanc et fin s’étendent à perte de vue, bordées de splendides cocotiers. Tout dans cette ville, dont l’accès a été facilité par une route bitumée, est volupté. Tout y invite à la détente : les plages de Londji, les chutes de la Lobé -seul endroit au monde où une rivière se jette dans l’océan en cascades spectaculaires-, la découverte des villages pygmées, premiers habitants du Cameroun. Les hôtels, alliant savamment le rapport qualité – prix, y poussent de plus en plus nombreux chaque année et sont à la portée de toutes les bourses. A Kribi, crevettes et poissons cuisinés à la façon locale ne laissent pas les palais les plus exigeants indifférents.

 

La région de Limbé, toute proche de Douala, est un site splendide avec le Mont Cameroun dominant l’Atlantique. Ici, les plages portent la signature géologique de la région, avec de grandes étendues de sable gris. De magnifiques plantations d’hévéas et de palmiers à huile bordent les routes qui y conduisent. Le contact entre l’océan et la forêt équatoriale est envoûtant. Le jardin botanique de Limbé, lieu de rendez-vous des amoureux de la nature, a de quoi surprendre le visiteur grâce à sa biodiversité.

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 La plage de Kribi

Les charmes de la forêt et des montagnes

Connue pour la richesse de ses essences forestières et de ses réserves naturelles, la forêt camerounaise présente un vaste potentiel en matière d’écotourisme. Propice aux excursions, au camping, au pique-nique, la région forestière constitue par ailleurs une destination privilégiée pour le tourisme cynégétique. D’agréables surprises y attendent le visiteur, entre des lacs, des fleuves, de belles rivières entrecoupées de cascades et des montagnes dont la plus importante, le Mont Cameroun, culmine à 4070 mètres. Quelques sites situés dans cette zone méritent particulièrement le détour : le parc national de Korup et la réserve du Dja.

Le parc national de Korup figure parmi les plus vieilles forêts tropicales humides du monde. La richesse de sa faune est le résultat  d’un fait presque unique, la survivance de Korup à l’ère glaciaire. Sa faune comprend plus de 400 espèces d’oiseaux, 140 espèces de poissons, de nombreux mammifères et primates répertoriés. Quant à la flore, plus de 400 variétés d’arbres ont été identifiées, dont plusieurs plantes médicinales.

La réserve du Dja, déclarée patrimoine de l’humanité par l’Unesco en 1987, abrite, elle, 1500 espèces animales parmi lesquelles des éléphants, des gorilles, des chimpanzés, plus de 107 mammifères et une importante faune aviaire.

La nature pittoresque du Nord

Le Nord Cameroun demeure, en tout temps, l’une des destinations de prédilection des touristes. Tranchant avec la forêt du Sud, cette région présente un paysage de savanes. Celles-ci commencent par les vastes prairies herbeuses des hauts plateaux de l’Adamaoua, région à vocation pastorale, pour s’étendre plus au nord, entre Maroua et Kousséri à la frontière tchadienne, sur d’immenses plaines sèches et des steppes parsemées de graminées, à la lisière du Sahel. La région se présente comme une terre providentielle pour les animaux. Le touriste qui traverse cette partie du pays a la possibilité de voir, d’observer et de photographier de magnifiques bêtes vivant en toute liberté dans leur milieu naturel. Le Nord Cameroun est le paradis des lions, girafes, éléphants, cobs, autruches, damalisques, guépards, rhinocéros, buffles. C’est également le milieu de prédilection des antilopes, des élans de derby, des hippopotames, des hyènes, des panthères, des crocodiles, mais également d’une importante colonie d’oiseaux. La région est aussi célèbre pour ses grottes millénaires, ses ranchs et ses campements de chasse.

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 Les monts Rhumsiki (Extrême-Nord)

L’Ouest figé dans le temps

Ouvert sur l’avenir, sans pour autant renoncer à son passé, l’Ouest reste très attaché à ses traditions. Les chefferies traditionnelles et les « fondoms » fondent l’attachement de cette région à son passé avec des palais féodaux. Verdoyant et montagneux, au climat « tempéré », l’Ouest est le véritable grenier agricole du pays, voire de la sous-région Afrique centrale. Sur ces hautes terres fertiles se sont établies, il y a des siècles, les grandes chefferies traditionnelles bamiléké, bamoun, bafut, metah… Des territoires entiers encore de nos jours  administrés par des souverains locaux, qui règnent selon des coutumes ancestrales sur l’ensemble des sujets de leur ethnie. Le chef traditionnel, roi dans son royaume, assume le rôle délicat de conciliateur, de négociateur, mais aussi de juge. L’Etat conserve bien sûr toutes ses prérogatives dans ce mariage intelligent entre souveraineté royale et démocratie républicaine… La saison des festivals traditionnels et des « funérailles » est le moment propice pour visiter cette région. Ses populations donnent alors à voir l’immensité de leur richesse culturelle. Deux principales chefferies sont à découvrir absolument : celle de Bandjoun et le sultanat des Bamouns.

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La chefferie de Bandjoun (Ouest)

La chefferie de Bandjoun est certainement la plus belle du pays bamiléké. Elle abrite un musée où l’on trouve les accessoires des anciens chefs, et le patrimoine de la famille. On peut y visiter la case sacrée, la case du tambour et le la’akam, lieu d’initiation des nouveaux chefs. Capitale du sultanat bamoun, Foumban est une ville hautement historique, à forte dominance islamique. La dynastie de Njoya règne depuis plus de six siècles sur l’ensemble des Bamouns. Son palais royal et le musée plongent le visiteur dans l’histoire de ce peuple dont l’origine remonte au peuple Tikar, eux mêmes descendants d’une des tribus d’Israël.

Joindre l’utile à l’agréable à Yaoundé et Douala

Ce sont les deux plus grandes villes du Cameroun. Avec leurs infrastructures de standing pouvant abriter de grandes conférences internationales, elles constituent les principaux pôles de développement du tourisme de congrès et d’affaires.

Yaoundé, siège des institutions, concentre des institutions universitaires, un aéroport international, et un réseau routier de qualité. La ville est riche de multiples sites touristiques dont certains sont particulièrement recommandés pour le visiteur : le musée des bénédictins au Mont Febe, le parc zoologique de Mvog Betsi…

Douala, ville des affaires, avec son port, son aéroport international, ses usines, constitue le poumon économique du pays. Aussi totalise-t-elle 35% du parc hôtelier du Cameroun. La ville offre de nombreuses possibilités de loisirs, notamment des clubs de golf, des clubs hippiques, des clubs nautiques, des night-clubs et des salles de spectacle.

Le Cameroun est un pays aux traditions riches et vivaces. Cela se manifeste à travers la variété et la diversité du folklore, de l’art, de l’habitat et des modes de vie. A chaque région correspond un type de folklore spécifique. Dans le Sud, ce sont les ballets bafia, bikutsi et d’autres danses qu’anime le joueur de mvet, conteur et poète épique. A l’Ouest, ce sont les danseurs bamiléké avec leurs masques et leurs costumes pittoresques. Le Nord est le pays de la fantasia, avec ses cavaliers habillés de costumes chamarrés. L’artisanat existe partout, mais l’Ouest et le Nord sont de véritables hauts lieux. Bafoussam, Foumban et Bamenda sont des villes réputées pour leurs masques, costumes brodés, figurines, sièges trônes, pipes ou statuettes. A cette diversité artisanale, il convient d’ajouter un patrimoine historique également très riche constitué de monuments et de vestiges. C’est donc ce Cameroun là, terre de tourisme, qui se tient prêt à accueillir tous les passionnés d’une nature généreuse et d’une culture traditionnelle préservée, tous les amoureux du dépaysement, tous les touristes à la recherche d’une destination sûre. Le Cameroun ne se raconte pas, il se vit ! Quand est-ce que vous le visiterez ?

lepapeaucameroun.com



LES BOUCHERIES CANINES ET FELINES AU XIXème à PARIS

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Les habitudes alimentaires à travers le monde se révèlent pour certains dans le plaisir de consommer certaines denrées, ce qui constitue le summum de l’abjection pour les autres et vice versa. Dans cet aspect de la chose, il faut garder à l’esprit la différence fondamentale qui existe entre un pays riche et un pays en voie de développement, mais se souvenir aussi, de la diversité des contrées qui offrent aux habitants des ressources différentes.

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 Il est plus facile d’aborder ce sujet avec bonne conscience lorsque « la bouffe » arrive emballée, nettoyée, aseptisée, avec une facilité déconcertante dans les rayons des magasins, que lorsqu’il faut une journée entière pour espérer manger un bout de quelque chose pour survivre et passer 5 ou 6 heures à chasser et à abattre l’animal pour sa survie.

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Il en est de même pour les adeptes du végétarisme, bien qu’il soit utile de rappeler à cet endroit, que cet habitude alimentaire, revêt des formes extrêmement différentes, du végétarien consommant volaille et/ou poisson, au végétalien qui refuse jusqu’au lait car de provenance animale. Les végétariens, constituent rarement la population des pays en voie de développement et habitent plutôt les mégalopoles bien achalandées en tofu et autre plaisir végétal. Je ne doute pas de la volonté des chasseurs de Papouasie Nouvelle-Guinée, (encore peu, cannibales), de devenir végétariens. Je doute par contre très fortement, de la facilité avec laquelle, ils pourraient le devenir au fin fond de leur forêt. Que dire à propos des Inuits, qui dans ce cas, seraient sans aucun doute, voués à disparaître de la surface du globe. Il n’existe donc pas qu’une seule voie.

Ainsi, on peut entreprendre un tour du Monde « des traditions ou plus exactement des habitudes culinaires » pour se rendre compte, que la consommation de viande de chien n’est pas la seule à étonner et à provoquer une profonde quête dans la réflexion et disons le tout net, un fort sentiment de dégoût de certains pays pour la population de certains autres.

Au Burkina Faso, le ver de Karité, le Sétoumou en langage dioula est un met apprécié. Chenille d’arbres à beurre, elle est cuite et séchée, combat la constipation et soignerait même la rage chez les chiens. En Gambie, on élève de gros rats, ainsi qu’en Côte d’Ivoire où l’Agouti, rat qui peut atteindre près de 10 kilos adulte, commence à faire l’objet d’un élevage en vue de sa consommation. A Abidjan, chaque année, 500 tonnes d’un escargot local, (de 500 grammes environ) sont consommées. Les Tchadiens de N’Djemena raffolent du criquet frit dans l’huile et roulé dans le sel. Comme les ivoiriens, les français apprécient les escargots, même s’ils sont de taille plus raisonnable, ainsi que les grenouilles qui constituent pourtant un dégoût vraiment profond pour nos amis anglais, n’est-il pas.photopremierebouchcanineparis.jpg

Consommation en France de viande de cheval, véritable horreur pour les anglais et pour la plupart des habitants du Maghreb, qui ont élevé cet animal au rang des plus nobles, à tel point même qu’ils les enterrent debout pour leur rendre hommage. Le Boeuf est consommé dans la majeure partie des « pays civilisés » à commencer par les USA et les pays européens, malmenant très clairement le respect qu’on un peu plus d’un milliard d’hommes et de femmes en Inde pour cet animal sacré, comme peut l’être le chien pour un français ou un américain.

Suivant les pays concernés, les différentes « viandes » qui constituent le régime alimentaire, proviennent de l’élevage, de la forêt ou de la brousse. Singes, serpents, vers, porcs ou cochons sauvages, mygales cuites à l’étouffé après avoir été emballées dans une feuille, ses crocs servant pour finir ce repas de cure-dent en Amazonie, fourmis croquantes et vivantes, huîtres et autres moules avalées vivantes notamment en France, quand il ne s’agit pas de balancer dans un chaudron bouillonnant un homard, baleines, dauphins et poissons divers au Japon, pays dans lequel il semble que tout ce qui nage est consommable, requins en Afrique du Sud, tout ceci étant très loin d’être exhaustif. Les traditions changent et les habitudes alimentaires aussi parfois, comme l’histoire peut en témoigner.

LES BOUCHERIES CANINES ET FELINES AU XIXème à PARIS

Aujourd’hui, on évoque avec horreur les boucheries canines coréennes ou plus généralement asiatiques. On omet, avec ou sans conscience, d’évoquer les traditions du continent africain. A Abidjan en Côte d’Ivoire on trouve le Kédjénou de chien et de la viande de chat, (Djakoumani en langue dioula), sur les marchés. Là encore les mythes vont bon train. Faites cuire un chat noir non dépouillé, récupérez un os, mordez le et vous pourrez vous rendre invisible à volonté…

Au Burkina Faso, la viande de chien, (méprisée par la majeure partie de la population) reste quand même pour certains une consommation courante. Sur les marchés de certains villages des envions de Ouagadougou, on trouve sur le même étal de boucherie, viande d’âne, de mouton et de chien. Pour certaines ethnies du pays, un mariage traditionnel ne se conçoit pas sans viande de chien au menu. Au Congo Zaïre, (République Démocratique du Congo), à Kinshasa, la chasse au chat est ouverte et parfois on observe des règlements de compte entre familles voisines, l’une soupçonnant l’autre d’avoir « consommé » le chat de la famille. S’appuyant sur une tradition culinaire des Luba du Kasaï, certains Kinois seraient fortement attirés par ce plat.

On évoque donc, des traditions et des habitudes alimentaires dans ces pays, qualifiés souvent de pays en voie de développement, qui en réalité reflète bien le niveau de la problématique que se pose aux habitants tous les jours, manger au moins un repas. C’est la crise qui fait l’aubaine et parfois explique la raison et l’attitude des Hommes vis à vis du monde animal. Ainsi, on prendra soin de se rappeler que de 1870 à 1871, (c’est à dire hier en quelque sorte), lors du siège de Paris, sont apparues au cœur de notre chère capitale, des boucheries canines et félines, agrémentées aussi de viande de rat.

Après avoir sacrifié les éléphants du jardin des plantes, le peuple français peut se procurer de la viande de chien à 10 francs le kilo. Les consommateurs sont souvent forcés à cette consommation, consommation typique des jours de famine, (en janvier 1871, 15 000 personnes meurent dans Paris, soit plus de 480 personnes par jour !!!), pendant que certains nantis qui déjeunent régulièrement chez Brébant sur les grands boulevards, (E de Goncourt, Théophile Gauthier, etc…), ne s’apercevront de rien. Il serait presque facile de faire le rapprochement entre ce peuple français affamé et en état de siège et les nantis et les peuples « industrialisés et riches d’aujourd’hui », vis à vis de ces pays aux ressources alimentaires pauvres et souvent incertaines. En avons nous conscience ?

www.cdlb.org/viandechien.htm



LE BAL DES COLONS

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Signification du Colon.

Terme désignant les sculptures créées dans le cadre de cultes syncrétistes pendant l’époque coloniale, et qui sont l’expression d’un débat sur le colonialisme.

Les colons représentent une catégorie de personnes auxquelles les artistes ou leurs commanditaires se sont vu confrontés constamment dans leur vie quotidienne: administrateurs coloniaux, soldats, commerçants, missionnaires.

Le terme a son origine dans les émigrés français contraints à l’expatriation en raison notamment de leur situation économique précaire et qualifiés de façon péjorative de – colons – (fermier – métayers) par leurs compatriotes mieux lotis.

www.masque-africain.com



La découverte de l’ « art primitif  » : un art de la force

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Alors qu’en ce qui concerne les civilisations anciennes la dissociation de l’art de son environnement culturel est une pratique depuis longtemps admise, sans être légitime pour autant, il a fallu une circonstance historique particulière pour qu’il en fût ainsi de l’art dit  » primitif « .

Cet art devait d’abord être  » découvert « . Comme on le sait, cela se produisit au début de notre siècle, après bien des hésitations, et c’est principalement à une jeune génération d’artistes en France et en Allemagne qu’on le doit. Avant eux, jamais personne ne s’était réclamé de la forme et de l’expression d’une façon aussi radicale et aussi exclusive. Et c’était cela, précisément, qu’ils découvraient dans l’art des peuples. « primitifs » une puissance formelle exceptionnelle, alliée à une force d’expression tout aussi exceptionnelle. Au moment où se manifestait dans l’art européen un nouvel élan vital qui transformait l’aspect extérieur des choses, on devait nécessairement s’intéresser à un art dont la notion de  » force  » constituait l’axe central.

Cependant, ce serait faire preuve de trop de légèreté que de voir dans cette  » force  » une caractéristique commune à tous les arts  » primitifs  » et il faut s’interroger sur la validité de ce point de vue. Y a-t-il quelque chose qui distingue cet art – ou plutôt l’art de l’Afrique noire, pour en rester à notre sujet – de celui de toutes les cultures  » supérieures  » ? Existe-t-il un critère qui s’applique à l’art de chaque région, de chaque ethnie, de chaque société en Afrique?

Cette question s’impose ici avec autant d’insistance que dans d’autres cas concernant l’histoire de l’art. Si l’on tient compte d’une part de la sédimentation historique des cultures africaines, dont l’image d’ensemble présente des différences considérables sur le plan vertical, et d’autre part de l’incroyable diversité des formes d’expression artistique que l’on rencontre dans les vastes espaces de la  » sculpture nègre « , on est vite découragé d’y répondre. Il en est d’autant plus ainsi que l’ethnologie, devant les résultats de ses recherches de plus en plus poussées au cours des dernières décennies, a adopté une attitude de scepticisme à l’égard des généralisations, pour ne laisser subsister qu’une science spécialisée, vérifiée par l’ enquête sur le terrain. Faut-il dès lors, devant la multiplicité des phénomènes, renoncer à formuler des généralités et des principes, au risque de ne jamais dépasser le stade de la spéculation ?

N’ est-il pas légitime, et même nécessaire, dans ce cas, de dégager les principes caractéristiques d’un art, comme on l’a fait pour celui de la Renaissance européenne, pourtant individualisé à l’extrême, de Giotto au Titien, de Jan van Eyck à Dürer ? Dans ce domaine, les spécialistes n’ont jamais hésité à formuler des généralités. La question d’une identité commune de l’art africain – qui suppose aussi une esthétique commune – se pose d’une manière inéluctable et incontournable, et concerne particulièrement celui dont l’intérêt ne se limite pas à ce seul art mais embrasse celui de toutes les civilisations, depuis Altamira jusqu’à nos jours. L’identité africaine, aussi difficile soit-elle à définir, s’impose à lui avec évidence. S’il en est ainsi, s’il est vrai qu’il y a quelque chose de spécifiquement africain dans l’art de ce continent- ou encore, plus précisément, dans les statues en bois de l’Afrique noire – il doit être possible de la cerner malgré toutes les différences et les différenciations.

La diversité de cet art est grande, c’est certain. Son pluralisme stylistique ne se manifeste pas seulement d’une région ou d’une ethnie à l’autre, mais encore à l’intérieur d’un même groupe social. La large gamme de ses possibilités d’expression comprend aussi bien une stylisation presque géométrique qu’un style que l’on pourrait presque qualifier de naturaliste. Si, dans certaines régions, ces deux tendances stylistiques extrêmes peuvent parfois se chevaucher – comme par exemple dans le Soudan occidental d’un côté, et la Côte d’Ivoire et le Nigeria, relativement proches, de l’autre – elles peuvent aussi coexister de manière stupéfiante, comme on peut le voir en considérant des masques de types tout à fait opposés, comme ceux des Baoulé de Côte d’Ivoire. Il est pratiquement impossible – et on peut le regretter – d’établir une relation entre le contexte géographique et l’une ou l’autre forme artistique (il n’existe pas, par exemple, une tendance plus poussée à l’abstraction en savane, ou plus de naturalisme en forêt tropicale).

Trop de faits contredisent cette classification d’une simplicité séduisante. Il suffit de considérer l’art du Soudan occidental et du Zaïre pour constater la coexistence en savane de formes d’art tout à fait opposées – ici le type  » géométrique « , là une  » plasticité curviligne « .La diversité des styles locaux ne reflète pas non plus de façon évidente et immédiate la diversité des formes d’organisation sociale. Par contre, on remarque que chaque fois que l’on considère une région qui a eu un passé féodal, celui-ci se retrouve dans l’activité artistique récente, et cela sous deux formes: soit par une tendance au naturalisme, soit par une tendance à l’abstraction géométrique. On rencontre l’une et l’autre, par exemple, chez les Yoruba du Nigeria, chez qui la résonance de l’ancien art du Bénin est évidente, ou encore chez les Kuba du centre du Zaïre, où l’existence d’un royaume puissant a également favorisé le développement d’un  » art de cour « .

Enfin, n’oublions pas que l’Afrique a subi de nombreuses influences extérieures, dont celle de l’islam, particulièrement orienté vers l’abstraction. Par contre les différences sociales existant au sein des tribus ou des groupes ethniques se décèlent moins dans le style que dans une certaine  » qualité  » sculpturale, les pièces  » les meilleures  » et les plus  » significatives  » étant détenues par les dignitaires, alors que les villageois devaient se contenter de sculptures moins élaborées. Il arrive que certains types de statues ou de masques soient associés aux différents grades de la hiérarchie de la société. Mais ces pôles stylistiques ne coïncident pas pour autant avec les positions sociales.

www.african-concept.com/art-primitif-africain.html



FEMINITE ET ART

Seins pointus, ventre bombé, reins cambrés, fesses proéminentes, le corps des femmes constitue l’une des sources d’inspiration les plus fécondes de l’art africain. Mais aussi sensuelles soient-elles, ces effigies glorifient avant tout le rôle de l’épouse et de la génitrice : celle qui détient et transmet les forces de vie. Empruntées aux plus grands musées et collections privées d’art primitif, quelque cent cinquante pièces exceptionnelles sont rassemblées jusqu’au 12 juillet au musée Dapper, à Paris. L’occasion d’admirer maternités, effigies de couples et masques d’initiation d’une beauté à couper le souffle !

 

Rien de plus trompeur, cependant, que l’art africain. Nulle psychologie, encore moins de tendresse dans ces cohortes de « femmes à l’enfant » au maintien hiératique. Car la maternité est d’abord « figure idéale », incarnant le concept de fécondité, symbolisant la perpétuation de la lignée et le maintien du groupe. Sculptées par des hommes, ces génitrices allaitant leur progéniture véhiculent ainsi les mythes des origines, assurent la cohésion du village ou de la communauté. Mais que de variétés stylistiques au sein de ces maternités du continent noir ! Telle statuette polychrome du Congo dégage une majesté quasi « pharaonique », telle effigie Sénoufo de Côte d’Ivoire frappe par son extrême sévérité…

Trop cru et certainement entaché de tabous, l’instant même de la naissance n’a guère nourri l’inspiration des sculpteurs africains. Comme dans notre art occidental, on ne rencontre ainsi que de très rares scènes d’accouchement. En revanche, excepté la petite enfance et l’extrême vieillesse, le corps féminin est décliné à tous les âges de la vie. On le découvre nubile, puis fécond et majestueux comme sur cet extraordinaire masque de ventre bombé de Tanzanie qu’arborent les danseurs masculins Makonde, ou sur ce pilier toguna aux seins hypertrophiés du pays Dogon. Mais la différenciation sexuelle peut parfois se traduire au cœur même de la chair, par le biais de ces mutilations génitales dont maintes sculptures reflètent la cruauté…
Plus « aimables », les représentations de couples atteignent, elles aussi, une dimension symbolique et renvoient souvent à des mythes originels de complémentarité et d’harmonie. La tendresse que ces compositions dégagent malgré elles renvoie cependant aux plus belles réalisations de l’Egypte ancienne. Comme elle l’avait déjà fait pour son exposition sur les cheveux, Christiane Falgayrettes-Leveau, la directrice du musée Dapper, n’a pas hésité à emprunter au Louvre quelques petites « merveilles »…
Mais s’il est des représentations qui traduisent bien le pouvoir que peuvent s’octroyer les femmes dans le continent noir, c’est bien ces effigies de reines mères d’une puissance plastique inouïe. En témoigne la pièce maîtresse de l’exposition : cette statue Bangwa du Cameroun qui appartint à Helena Rubinstein et fut photographiée par Man Ray. Toute en angles et en distorsions, elle clame haut et fort l’importance des femmes dans les sphères du politique comme du spirituel…



LA DÉCOUVERTE DE L’ART AFRICAIN

LA DÉCOUVERTE DE L’ART AFRICAIN

A partir du XV siècle les navigateurs portugais explorent l’ Afrique et l’ Europe et découvrent peu à peu l’art africain.

Au siècle suivant commence l’ époque des traitants. Toutes les grandes puissances maritimes viennent avec leur flotte marchandes commercer avec les peuples sur la côte africaine. Ces navigateurs arrivent accompagnés de missionnaires chrétiens qui veulent convertir ces peuples autochtones qualifiés de barbares. Les objets d’ art sont considérés alors comme des fétiches. Les hécatombes opérées par ces missionnaires privent le monde à tout jamais d’ une multitude de chefs d’ œuvre de l’art africain.

Au XIX siècle les explorateurs vont s’ élancer à la découverte de l’ intérieur du continent
et ses terres inconnues.

Ils sont pour la plupart géographes. La publication de leurs relations de voyage à leur retour en
Europe va susciter le développement d’ une nouvelle science:
l’ethnologie, spécialisé dans l’étude des peuples du monde entier et de leurs civilisations.

Pendant la période de la colonisation, les grandes puissances européennes vont envoyer leurs colonnes militaires.
Ils prétendent que les africains sont des primitifs. …la civilisation >.L’art africain ne présente aucun intérêt,il n’ existe pas. Il est relégué au rang des outils des hommes préhistoriques, il marque une époque dans l’ histoire de l’humanité.

La véritable rencontre de l’ art africain et de l’ Europe se fait au XX siècle.

Il y est décelé une nouvelle écriture qui va répondre pour certains artistes comme
Matisse, Picasso, Gauguin, Vlaminck, à leur préoccupation et marquer le point de départ de la rupture
avec les normes académiques. Ces artistes occidentaux sont les premiers à reconnaître
autant de valeurs humanistes chez les artistes africains. Ils admirent la puissance abstraction de cette expression, la richesse, la variété, la vitalité qui rayonne dans cet art. Ils y trouvent une nouvelle source d’ inspiration et même un style nouveau, le Cubisme, art abstrait qui casse le carcan des lois imposées aux artistes depuis la Renaissance.

Enfin, les objets d’ art africain vont être regardés comme des oeuvres d’ art.
Il n’ était plus question de beauté, de laideur, mais bien d’ une émotion directe,d’ une manifestation spontanée.

L’engouement pour l’art africain caractérise < les années folles >. C’ est aussi bien sûr le temps des grandes collections privées.

De nos jours, des centaines d’ expositions d’ art africain sont organisées chaque année dans le monde.
Des musées, des galeries d’ art et des collectionneurs privés s’ arrachent ces œuvres dans les grandes
ventes aux enchères internationales et atteignent des prix records.



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